Tâches et organisation
En Suisse, 8,2 % de la population, soit 675'000 personnes, sont considérées comme touchées par la précarité (OFS 2017). En Suisse, la précarité est souvent invisible et signifie que le niveau de vie minimum ne peut être atteint par ses propres moyens. Depuis 1936, le Secours d'hiver vient en aide aux personnes touchées par la précarité avec des prestations destinées à les soulager et à leur éviter de glisser vers l'aide sociale. Le Secours d'hiver distribue des lits, des vêtements, des bons d'achat et des cartables et prend en charge les factures urgentes, par exemple pour les frais médicaux. Le Secours d'hiver soutient la participation à la vie sociale en permettant aux familles d'entreprendre des activités communes et en finançant des activités de loisirs pour les enfants. Le Secours d'hiver dépend de la solidarité de la population suisse, car elle finance son travail à 100% grâce à des dons.
Soutient 41 000 personnes par année
Le Secours d’hiver fournit une aide en nature et prend en charge les factures urgentes. Les offres s'adressent exclusivement aux personnes vivant en Suisse et dont le revenu se situe au minimum vital. Chaque demande est examinée, tout en vérifiant que l’aide demandée n’incombe pas à une autre organisation (l'aide sociale par exemple). L'année dernière, le Secours d’hiver a aidé plus de 41 000 personnes, dont 21 600 enfants.
4895 colis de vêtements
Le Secours d’hiver fournit une aide en nature et prend en charge les factures urgentes. Les offres s'adressent exclusivement aux personnes vivant en Suisse et dont le revenu se situe au minimum vital. Chaque demande est examinée, tout en vérifiant que l’aide demandée n’incombe pas à une autre organisation (l'aide sociale par exemple). L'année dernière, le Secours d’hiver a aidé 31 968 personnes, dont 14 998 enfants.
1592 activités de loisirs pertinentes pour les enfants
Intégrer les enfants au lieu de les exclure. Lancé en 2012, le projet d’encouragement des activités extrascolaires pour enfants et adolescents a été créé par le Secours d’hiver en collaboration avec la Fondation Roger Federer. Les participants peuvent suivre des cours qui, autrement, ne seraient pas à la portée du budget familial. L'objectif est d'apporter un soutien à long terme aux enfants âgés de 4 à 16 ans. Outre les frais de cours, de l'entraînement de football, de leçons de piano ou d’une école de cirque, le Secours d’hiver prend en charge en partie, voire en totalité, les frais de location de matériel ou d'instruments de musique.
1914 factures pour les coûts de la santé
La précarité peut mettre la santé en danger. C'est pourquoi le Secours d’hiver a lancé le projet « Coûts de la santé ». Dans le cadre de ce projet, le Secours d’hiver assume les factures urgentes qui ne sont pas prises en charge par la caisse maladie. Il s'agit, par exemple, de frais de dentiste ou de lunettes, de franchises ou simplement de factures d'assurance maladie pour lesquelles l’argent manque pour être réglées.
729 lits, 1289 ensembles de literie, 766 parures de lit
Pour qu'un bon sommeil ne soit pas un luxe. Les lits et matelas simples sont en partie fabriqués en Suisse dans des ateliers protégés. Ils sont rapides à monter et stables. La literie vient également de Suisse et le linge de lit est produit en Europe. Le tout est livré jusqu’à la porte de l'appartement par un transitaire.
5 419 bons alimentaires
Pour délester le quotidien parfois trop pesant, le Secours d’hiver remet des bons alimentaires pour soulager les budgets très serrés. Les Secours d’hiver du Haut-Valais et du canton de Vaud gèrent des points de distribution où leur clientèle peut se procurer des denrées alimentaires fraîches et saines. En outre, depuis 2013, le Secours d’hiver est partenaire de Table couvre-toi, une organisation qui lutte contre la destruction de denrées alimentaires irréprochables.
1044 cartables et sacs d’école
Le premier jour à l'école ou au jardin d'enfants est une étape cruciale. Et le premier cartable ou sac d’école a une grande importance. Les fournitures scolaires sont envoyées au domicile des enfants et ne diffèrent en rien de celui des autres fournisseurs. Elles sont de grande qualité, ergonomiquement parfaites et sont fabriquées en Europe.
959 jours de vacances pour se ressourcer
Le quotidien stressant des personnes vivant dans la précarité leur laisse rarement le temps de se ressourcer. C'est pourquoi les vacances sont d'autant plus importantes. Le Secours d’hiver permet à ces personnes de bénéficier de vacances en famille dans les villages de vacances REKA en Suisse, y compris les frais de voyage et un peu d'argent de poche.
Notre organisation
Le Secours suisse d'hiver, Comité genevois est une des 27 organisations du Secours d'hiver juridiquement indépendantes. Les représentants de ces organisations cantonales forment l'assemblée des délégués, organe suprême du Secours suisse d'hiver. Le Secours suisse d'hiver, Comité genevois est organisé en association et assure une aide rapide et facile d’accès.
Notre réseau
Le Secours d'hiver dispose d'un bon réseau. Les secrétariats cantonaux et régionaux collaborent étroitement avec diverses institutions (p. ex. centres et services sociaux). Le Secours suisse d'hiver peut également compter sur des partenariats de longue durée.
Le Secours collabore avec la Chaîne du Bonheur et reçoit une partie des dons collectés pour les victimes du corona en Suisse. Les bénéficiaires sont ceux qui étaient déjà touchés par la pauvreté avant la pandémie et les personnes sans actifs qui, du fait des mesures fédérales, subissent des pertes de revenus suite aux mesures fédérales qui ne sont pas couvertes par l’État/les cantons ni par une assurance sociale.
Le partenariat du Secours d'hiver avec Table couvre-toi existe depuis 2013. Avec Table couvre-toi, le Secours d'hiver peut étendre son aide alimentaire. L'engagement du Secours d'hiver permet avant tout à Table couvre-toi, d'élargir ses offres et surtout de préserver des aliments impeccables de la destruction.
L'aide vacances Reka permet aux familles monoparentales et aux familles qui n'ont pas les moyens de s'offrir des vacances peu coûteuses en Suisse. Les organisations cantonales du Secours d'hiver prennent en charge la gestion des demandes et soulagent ainsi les demandeurs aussi bien que l'aide vacances Reka.
Notre histoire
Fondée à la suite de la crise économique mondiale
Le Secours suisse d'hiver a été créé dans le contexte de la crise économique des années 1930. Les conséquences de cette crise économique mondiale ont atteint leur apogée en Suisse en hiver 1935-1936 : plus de 100'000 personnes étaient au chômage. Cette situation économique dramatique pour la population a incité la Confédération à étendre la caisse d'assurance chômage qui existait déjà à l'époque. Toutefois, les prestations du fonds n'étaient pas réglementées à l'échelle nationale, mais étaient administrées sur une base régionale, parfois même au niveau communal, avec de grandes différences.
Secours d'hiver = aide en hiver
Surtout pendant les mois d'hiver, l'urgence financière est devenue perceptible lorsque des dépenses supplémentaires ont été engagées pour du combustible, des chaussures robustes, des vêtements d'hiver ou des légumes et fruits plus chers. Le danger que les personnes concernées meurent de froid ou de faim était grand. Elles pouvaient aussi subir des dommages permanents en raison d'une alimentation inadéquate. La Confédération, les cantons et les services sociaux ont convenu qu'une "action globale d'aide aux victimes de la crise économique" s'imposait d'urgence.
Résultats records
Des personnalités de renom de l'économie, de l'industrie et de la politique ont fondé le "Secours suisse d'hiver pour chômeurs". L'objectif principal de ce Secours d'hiver était de mettre sur pied un comité d'organisation chargé d'organiser une campagne de récolte de fonds sous le nom susmentionné "Aide hivernale suisse pour les chômeurs". La durée de la campagne était initialement fixée à sept jours, avec la vente de badges et la collecte de dons en argent et en nature. Le Conseil fédéral a reçu un rapport sur la mise en œuvre de la campagne et sa comptabilité, et les directives pour la diffusion des résultats de la collecte ont également été soumises au Conseil fédéral pour approbation. La collecte a engendré la somme de 1, 1 million de francs suisses, ce qui est un résultat remarquable pour l'époque. Cela a permis d'aider de nombreuses familles dans le besoin et des personnes âgées seules tout au long de l'hiver. Après cette action, le comité d'organisation a voulu se dissoudre.
Le 23 octobre 1936, lors de la réunion du comité d'organisation, le président, le conseiller national Fritz Wüthrich, proposa de remplacer le comité d'organisation par "la forme juridique d'une association", qui prévoyait également l'élaboration de statuts. Cette association politiquement et confessionnellement neutre a finalement été fondée lors de cette rencontre à Zurich. Son objectif était de poursuivre la mise en œuvre d'une collecte d'argent et de dons en nature à l'échelle nationale.
De l'aide en hiver à l'aide en tout temps
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la collecte a été organisée avec l’œuvre d’assistance en temps de guerre, sous le nom de «Secours d’hiver en temps de guerre». Cette collecte, organisée pour la première fois dans tous les cantons, a permis de récolter la somme record de 3.1 millions de francs en 1941. En plus de l’aide transitoire pour pallier les aléas de la crise, la pauvreté engendrée par la guerre s’y est ajoutée. À la demande des autorités, le Secours d’hiver a pris des mesures d’assistance sociale en temps de guerre (aides pour compenser le renchérissement, actions de réduction de prix). Dès lors, l'organisation caritative n’est plus restreinte aux mois «d’hiver», elle est active toute l'année.
Revenu annuel : 1500 francs
De 1936 à 1945, le revenu annuel de beaucoup de familles ayant cinq enfants et plus se situait entre 1500 et 2000 francs. Avec une modestie et une économie remarquables, un grand nombre de ces familles vivaient dans des conditions extrêmement précaires, pour ne pas être obligées de dépendre de l’assistance publique (le service social de nos jours), ce qui, dans les yeux de beaucoup d’entre elles aurait été le plus difficile et humiliant. Si un père de famille n’avait plus de revenus, ni d’économies, le Secours d’hiver offrait son aide en distribuant prioritairement du combustible de chauffage (charbon, bois, mazout), ainsi que des vêtements et des bottes d’hiver.
Ovomaltine et sardines pour femmes allaitantes
Des bons spéciaux permettaient aux bénéficiaires de recevoir du pain, du lait, des pommes de terre, des fruits, du sel, du sucre, de l'huile, du carburant et des textiles. De plus, les femmes enceintes et allaitantes recevaient gratuitement de l'Ovomaltine et des sardines pour compenser le manque de minéraux et de graisse. On leur a aussi donné des draps et des couches. Dans le Jura, la distribution de lait et les soupes populaires ont bénéficié de contributions importantes.
Premières prestations d'aide du Secours d'hiver
Pendant la guerre, l’œuvre d'assistance en temps de guerre par le biais du Secours d’hiver, distribuait gratuitement ou à bas prix des étoffes pour pantalons (pour hommes et garçons), des chemises, des draps, des survêtements et des couvertures en laine à la population. Le Secours d’hiver aidait en premier lieu avec des produits en nature, mais en cas de besoin avéré, des aides financières ont également été octroyées, notamment pour payer le loyer, des lunettes ou des mesures de reconversion professionnelle.
Le Secours d'hiver et son rôle jusqu'à nos jours
Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l’activité principale du Secours suisse d’hiver est toujours d’offrir une aide d’urgence ciblée, sous forme d’argent ou de prestations en nature (aliments, vêtements, combustibles de chauffage, lits, machines à coudre). On tenait compte des situations de détresse des familles, mais aussi des individus, causées soit par la maladie, le chômage, un revenu insuffisant, etc. Outre l’aide transitoire, quelques organisations cantonales ont également soutenu des mesures de formation, de conseil et d'aide à l'emploi.
Le Secours suisse d'hiver
Le Secours suisse d’hiver est fortement ancré à l’échelle régionale, organisé de manière décentralisée. Depuis leur existence, les comités cantonaux et locaux avec l’engagement de leurs collaborateurs bénévoles s’occupent en grande partie de l’acquisition de fonds et de leur utilisation. Depuis la révision de statuts au milieu des années 1990, les organisations cantonales sont juridiquement indépendantes.
La précarité reste un problème
Les tâches du Secours d'hiver ont changé. Aujourd'hui, survivre est rarement le problème; les assurances obligatoires couvrent de nombreux risques. Cependant, il y a encore un groupe de population important qui doit vivre à la limite ou en dessous du seuil de pauvreté. Selon l'Office fédéral de la statistique (2017), 675'000 personnes en Suisse sont touchées par la précarité - souvent invisible -. Aujourd'hui encore, le Secours d'hiver donne en nature et paie les factures urgentes. Il s'agit d'une organisation caritative saine, financée à 100 % par des dons et qui est toujours présente pour ceux qui en ont le plus besoin.
Archives sociales
Le fonds photographique du Secours d'hiver documente les activités de soutien dans le domaine de l'aide vestimentaire et alimentaire du Secours d'hiver depuis sa fondation jusqu'en 2010. www.sozialarchiv.ch/fr/